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Interviewed

Id 117  
Id (Identifiant) 2010-EGG-PL-0001-DRABIK
First name of interviewed (Prénom de l’interviewé) Anna  
Last Name of interviewed (Nom de l’interviewé) Drabik  
Last Name of interviewed father (Nom du père de l'interviewé)  
First name of interviewed cyrillic script (Prénom de l’interviewé en cyrillique)  
Last Name of interviewed cyrillic script (Nom de l’interviewé en cyrillique)  
Last Name of interviewed father cyrillic (Nom du père de l'interviewé en cyrillique)  
Locality Warszaw
Birthdate (date de naissance) 1938-02-11
Place of birth (Lieu de naissance)
Biography of interviewed (Biographie de l’interviewé) Anna Drabik, born in 1938 in Płock, has not been deported. The paths took by her parents, who found refuge in the part of the Poland occupied by Soviet Union, adhere to painful and contrasted issues of the Second World War. Her father, engineer, participated in the campaign of September. He took flight from a German camp of war prisoners and crossed the border in order to take shelter in his family in Zdołbunów (Volhynia). His wife and his daughter met him there. By this moment, Anna and her grandmother succeeded in escaping from the Łódź ghetto. Later on Anna’s father works as a teacher in Michaïlovsk, and is recruited in the Red Army, whereas his wife, pharmacist, is evacuated in Kazakhstan. As for Anna Drabik, she’s not evacuated but placed in a host peasant family. Being demobilised, her father becomes an active member of the Union of Polish Patriots (ZPP). He finds his wife and his daughter. Anna doesn’t know how her mother lived in Kazakhstan, because the Second World War was a taboo theme in their family. During the Nazi occupation, numerous members of her family have perished in the Holocaust: dead in ghettos, executed by Nazis. After the Second World War, the family spends two years in Wrocław and moves to Moscow. Anna’s father works in this city, in the Polish embassy. Here, being integrated in adult community associations, Anna discovers her Jewishness. Till her re-establishment in Poland in 1952, she attends an associative school and continues her studies in a state school, after what she becomes a teacher of Russian in a School of commerce. Although she didn’t suffer directly from anti-Semitism which unfurled on Poland in 1968, her father gave back his Party card and was obliged to quit the country. Several acquaintances of her mother lived in Israel at this moment and she planned to move there also, just alike Anna’s husband. Thanks to a long-term mission abroad, the latter managed to distance the family from Poland without leaving the country definitively. Nowadays, Anna Drabik is involved within the activities of the Association ‘Children of the Holocaust’.
Biography of interviewed in French (Biographie de l’interviewé en français) Anna Drabik, née en 1938 à Płock, n’a pas été déportée. Ses parents, qui se sont réfugiés dans la partie de la Pologne occupée par l’Union soviétique, ont connu des trajectoires qui adhèrent aux enjeux douloureux et contrastés de la Deuxième Guerre mondiale. Son père, ingénieur, a participé à la campagne de septembre. Il s’est enfui d’un camp de prisonniers de guerre allemand et a traversé la frontière pour se réfugier dans sa famille à Zdołbunów en Volhynie. Sa femme et sa fille l’y ont rejoint. À ce moment-là, Anna et sa grande mère avaient réussi à s’enfuir du ghetto de Łódź. Son père enseigne au village de Michaïlovsk, puis est mobilisé dans l’armée Rouge tandis que sa femme, pharmacienne, a dû accepter d’être évacuée en URSS, au Kazakhstan. Anna Drabik n’est de son côté pas évacuée et est placée par une tante dans une famille paysanne. Après la démobilisation, son père devient membre actif de l’Union des patriotes polonais. Il retrouve sa fille et sa femme. Anna Drabik ne connaît guère comment sa mère a vécu au Kazakhstan, car la guerre était un sujet tabou dans la famille. Anna ignore ainsi si sa mère a conservé le statut d’évacué, ou si elle était considérée comme déportée. Pendant l’occupation nazie, de nombreux membres de sa famille ont péri dans la Shoah : morts dans les ghettos ou exécutés par les nazis. Après la Deuxième Guerre mondiale, la famille passe deux ans à Wrocław puis déménage à Moscou. Le père d’Anna Drabik travaille en effet dans cette ville, à l’ambassade de Pologne. Anna y découvre sa judéité, au sein d’associations d’adultes. À son retour en Pologne en 1952, elle va d’abord dans une école associative où la majorité des enfants étaient d’origine juive, puis dans une école publique. Après ses études, elle devient enseignante de russe dans une école de commerce. Si elle n’a pas personnellement souffert de la vague d’antisémitisme qui a déferlé sur la Pologne en 1968, son père a, en revanche, rendu sa carte du parti et a dû quitter la Pologne. Sa mère dont plusieurs connaissances vivaient alors en Israël a également envisagé son départ, tout comme le mari d’Anna. Celui si a réussi à s’éloigner sans quitter définitivement le pays, grâce à l’obtention d’une mission de longue durée à l’étranger. Aujourd’hui, Anna Drabik est très impliquée dans l’Association des enfants de l’Holocauste, à laquelle elle participe depuis sa création.  
Home language (Langue d’usage de l’interviewé) PL
Publisher CERCEC/RFI CERCEC/RFI  
Copyright (copyright) Licence Creative Commons
Deportation (Déportation)
Access Right (Droits d'accès) Public
Mother tongue (Langue maternelle) PL  
Citizenship at birth (citoyenneté à la naissance) Polska  
Citizenship at the time of the deportation (citoyenneté au moment de la déportation) Polska  
Father occupation (Profession du père) Engineer  
Mother occupation (profession de la mère) Pharmacist  
Date of first deportation - Start - (date de la première deportation) 0000-00-00  
Date of first deportation - End - (date de la première deportation) 0000-00-00  
Work in deportation (Travail en déportation)  
Date of first liberation - Start - (date de la première libération) 0000-00-00  
Date of first liberation - End - (date de la première libération) 0000-00-00  
Occupation after return (Premier emploi au retour)  
Other interviews (Autres interviews)  
Written memories (Mémoires)  
Comments (Commentaires) Member of the Association "Children of the Holocauste"  
Type Of Settlement