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Interviewed

Id 150  
Id (Identifiant) 2012-EGG-RU-0001-VOLKOVA
First name of interviewed (Prénom de l’interviewé) Viktorija  
Last Name of interviewed (Nom de l’interviewé) Volkova  
Last Name of interviewed father (Nom du père de l'interviewé)  
First name of interviewed cyrillic script (Prénom de l’interviewé en cyrillique)  
Last Name of interviewed cyrillic script (Nom de l’interviewé en cyrillique)  
Last Name of interviewed father cyrillic (Nom du père de l'interviewé en cyrillique)  
Locality Очея
Birthdate (date de naissance) 1937
Place of birth (Lieu de naissance) Пантый
Biography of interviewed (Biographie de l’interviewé)
Biography of interviewed in French (Biographie de l’interviewé en français) Viktorija Volkova est née en 1937 dans le village spécial de Pantyj, lui-même construit par ses parents « dékoulakisés » de Biélorussie en 1930. Ses souvenirs d’avant-guerre sont ceux d’une enfance paisible. Les années de guerre sont marquées par la peur, la faim obsédante et des conditions de vie difficiles. Ses deux frères mourront en relégation, l’un en 1945, l’autre en 1954. L’abolition des cartes de rationnement en décembre 1947 marque dans sa vie un retour à la normale. C’est aussi l’année de la libération des « koulaks », mais cet épisode n’a visiblement pas marqué son esprit. Le thème de la « dékoulakisation » est tabou dans la famille, elle n’a pas le droit de poser des questions. Son enfance et son adolescence sont assez peu marquées par la stigmatisation, en dépit de quelques mésaventures ponctuelles. Elle commence sa scolarité à Pantyj puis la poursuit à Jarensk (à partir de 1949) où elle terminera la 10e en 1955. Elle est contrainte d’abandonner sa vocation de pharmacienne notamment parce qu’elle veut rester près de ses parents pour les aider. Elle fera de très divers métiers : assistante au fournil de Pantyj, responsable de l’inventaire de l’exploitation agricole de Pestchannyj, puis directrice du club de Pantyj. A Otcheja, elle travaillera à la crèche puis à l’administration de l’exploitation forestière. Après la mort de Staline, les choses tournent mal à Pantyj à cause de l’arrivée des amnistiés des camps. Viktorija est témoin de l’arrivée des déportés allemands « rapatriés » en 1946, mais aussi de leur départ massif après leur libération, en 1957, pour le Kazakhstan. Certains d’ailleurs ne s’acclimateront pas et reviendront à Pantyj. Dans les années 1960, le village se vide d’une grande partie de ses habitants qui partent chercher du travail à Jechart (ville proche dans la république Komi). En août 1970, on annonce la fermeture de Pantyj, s’ensuit le déménagement des derniers habitants qui rejoignent le village d’Otcheja, à quelques kilomètres de là, car il présente de plus belles perspectives de développement. Par la suite, le village de Pantyj sera peuplé de détenus de droit commun dont la présence est attestée jusque dans les années 1990.  
Home language (Langue d’usage de l’interviewé) RU
Publisher CERCEC/RFI  
Copyright (copyright) RFI/CERCEC
Deportation (Déportation)
Access Right (Droits d'accès) Public
Mother tongue (Langue maternelle) RU  
Citizenship at birth (citoyenneté à la naissance) СССР  
Citizenship at the time of the deportation (citoyenneté au moment de la déportation) СССР  
Father occupation (Profession du père) Peasant  
Mother occupation (profession de la mère) Peasant  
Date of first deportation - Start - (date de la première deportation) 1937-00-00  
Date of first deportation - End - (date de la première deportation) 0000-00-00  
Work in deportation (Travail en déportation)  
Date of first liberation - Start - (date de la première libération) 1949-00-00  
Date of first liberation - End - (date de la première libération) 0000-00-00  
Occupation after return (Premier emploi au retour) Pupil  
Other interviews (Autres interviews)  
Written memories (Mémoires)  
Comments (Commentaires)  
Type Of Settlement Special settlements